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La Vraie Vie, d’Adeline Dieudonné

Une jeune fille qui essaie d’échapper à son quotidien morne et déplaisant, qui s’amuse avec son frère Gilles dans les carcasses des voitures en attendant les passages du marchand de glaces. Ils vivent dans une maison familiale dans un lotissement avec quatre chambres (la sienne, celle de son frère, celle des parents et la fameuse chambre des cadavres). Le père est un chasseur violent, la mère est une femme absente obnubilée par ses chèvres. Un accident va venir bouleverser leur vie.

Il s’agit d’un huis-clos familial noir qui déborde de fureur de vivre. Les personnages sont sauvages et entiers, le ton est à la fois cru et humoristique. C’est le roman initiatique d’une enfant que la vie force à grandir trop vite.

L’auteure, une jeune femme belge de 35 ans, n’a pas prémédité son histoire, c’est la reine de l’improvisation. Elle est partie de l’accident du marchand de glaces dont le visage a été arraché par un siphon de chantilly et a laissé son esprit vagabonder. Très inspirée par Stephen King, on retrouve dans son roman des ambiances de l’auteur américain.

Un roman qui donne la force d’affronter les difficultés de l’existence. Roman lauréat du prix Fnac et sélectionné aux prix Goncourt et Renaudot.

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Habemus Piratam, de Pierre Raufast

Francis est curé depuis deux ans dans un petit village perdu et il s’ennuie fermement. Les confessions de ses paroissiens ne mettent pas de piment dans son quotidien, mais qui se contenterait de tricherie au scrabble comme seul crime de la semaine ? Un pirate informatique tombe à pic ! Il souhaite expier ses pêchers car il sait qu’il va bientôt être assassiné. L’excitation est à son comble pour Francis qui, trop curieux, se met à chercher sur internet les noms et événements dont le hackeur lui parle.  Mais la curiosité est un vilain défaut, surtout quand on ne sait pas dans quoi on met les pieds …

L’histoire extravagante d’un pirate informatique en fuite sur fond de drame rural. La fin vaut le détour.

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Le Malheur du bas, d’Inès Bayard

C’est l’histoire d’un viol, sur une jeune femme à la vie jusqu’ici parfaite. Elle a un mari aimant, des parents attentionnés, un bon job. Mais un soir, alors qu’elle rentre chez elle, elle se fait violer par son directeur. C’est alors le début de sa chute, une véritable descente aux enfers. C’est cette chute qui est le centre du texte, un texte à la fois bouleversant et dérangeant, cruel et tellement réaliste. C’est un roman qui se lit dans un souffle mais qui nous reste longtemps … Il faut préciser que cet ouvrage est présenté au Goncourt des lycéens, s’il pouvait faire changer les mentalités dès le plus jeune âge, ce serait formidable !

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Max, de Sarah Cohen-Scali

Max est un enfant créé par le parti nazi pour être le parfait exemplaire de la race supérieure nordique, dite aryenne. Il n’a qu’un seul but : servir son père le Führer et sa mère la patrie allemande. Bien avant sa naissance, il est déjà exilé du monde normal. Donc quand il se confronte enfin à des enfants de son âge, à cinq ans, son monde de certitudes va être bouleversé. Sa famille nazi lui a-t-elle menti ?

Un récit historique poignant, un enfant innocent malgré tout, une plongée dans la psychologie ô combien compliquée de l’enfance. Bouleversant, à lire absolument.