• Récits fictionnels

    Récit fictionnel #11

    Plus nous avancions, plus nos pas s’enfonçaient dans une terre dont on ne parvenait à saisir la nature. Il semblait que c’était du sable ou du gravier. Aussi fin que le sable, de la teinte du gravier, aux allures de cendre. Avancer devenait une difficulté, de même que reculer. Nous n’avions d’autres choix que de continuer en espérant l’échappatoire. Aucune once de vent, de bruit ou de soleil ne pouvait nous orienter. Nous avions ni froid, ni chaud. Il se dégageait de cet endroit nulle atmosphère, qu’elle soit pacifique ou agressive. Nos corps semblaient de même. Pas de sensations, pas de sentiments. Rien, si ce n’est la marche. Soudainement, nos pas…